BLACK-LABEL

"Poème à Danser" de Léon-Gontran DAMAS
chorégraphié par
Jany JEREMIE

Adaptation chorégraphique du texte de Damas

Le long récit poétique compose la musique, il est rap, scat, sussuré au téléphone, donné à lire ou chanté.
4 danseurs et un conteur évoluent comme entre les lignes d'un texte, chacun porteur d'une gestuelle singulière.

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Kourou le 8 mars à 20h30, Saint-Laurent-du-Maroni le 12 mars à 20h30,
Cayenne le 15 mars à 15h30 et le 16 mars à 20h30
Une diffusion de l'Office Culturel de la Région Guyane

Résidence, puis création mars 2000 à l'Artchipel, scène nationale de Guadeloupe
Diffusion au Théâtre du Merlan, scène nationale de Marseille, juin 2001

Coproduction : Les Migrateurs, l'Artchipel-Scène nationale de Guadeloupe, le Théâtre du Merlan-Scène nationale de Marseille, et l'ARICOM-Ville de Paris.

Avec le soutien du Conseil Régional de Guyane, du Secrétariat d'Etat aux DOM-TOM, du Ministère de la Culture (DDAT), du Conseil Régional de la Guadeloupe, de la DRAC Guadeloupe, et de Marcel Bibas.

Chorégraphie Jany Jérémie, création musicale Pierre Sauvageot

Danse indienne Dominique Delorme / Hip-hop Amin Benassa / Tango argentin Javier Castello / Danse Nègre Ovide Carindo / Comédien Gilbert Laumord

Scénographie Claire Pujol / Lumières Pierre Zach / Costumes Christian Burle / Voix Christophe Hiriart / Montage numérique Renaud Biri, studio Décor Sonore / Assistante à la chorégraphie Carole Sainton / et les voix d'Alphonse, Cati, Elsa, Fraser, Gunsel, Jacqueline, Jules, Lauresture, Monique, Nadia, Recep, Tarek.

 

Senghor dit de Damas qu'il est "le plus nègre parce que le plus rebelle". La virulente négritude s'affirme rageusement, portée comme un drapeau, elle se débat avec et contre l'EXIL.

Damas est extrémiste. Il fouette, il flagelle Dieu, l'église, la société. Son errance résonne comme un tremblement de terre. Ses vers assassinent, crachant un venin rempli de vapeurs d'ALCOOL.

ELLE est sa perpective, son obsession, son drame, son exil et sa frustration. L'univers féminin dans le texte est totalement sublimé à travers l'amour. Pour y répondre, la présence sur scène sera entièrement masculine.

Pour passer de la poésie à la danse, il faut la musique. Pour scander les mots, le corps sans la parole invente un espace poétique. Pour danser entre les lignes, l'espace impose au rythme l'œil pour entendre la poésie.

"Lire le son". Dire la poésie par le biais de la musique, utiliser toutes les gammes vocales (cri, chuchotement, parole en cascade, syllabe chantée), mettre en évidence tous les liens poétiques et sonores (le souffle, la ponctuation, les césures, les silences).

"Gadé pou tend"? La danse reste le meilleur moyen de faire entendre la musique.

Dans l'espace scénique divisé en quatre larges bandes horizontales, les danseurs évoluent comme entre les lignes d'un texte, chacun porteur d'une gestuelle particulière :

  • Danse nègre, empreinte du poète, de son enfance afro-amérindienne.
  • Danse orientale, chargée d'ondulations et de rituels.
  • Danse urbaine pour un mouvement fractionné et concret.
  • Tango argentin, plus sensuel encore par l'absence de la femme.

Le poème s'écoute et la musique se lit.

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