PARADE

DÉAMBULATOIRE CHORÉGRAPHIQUE URBAIN POUR 7 DANSEURS CORPS-SONORES

Direction artistique et chorégraphie : Jany Jérémie

avec Virginie Charbonnier, Didier Couchi, Yendi Nammour, Caroline Escafit, Carole Sainton, Luciane Vivas

Musique d'Erik Satie revisitée par Pierre Sauvageot

Son : Muriel Laborde, Laurent Lamotte, Stéphane Marin, atelier de Lieux publics

Costumes Christian Burle, et Elisabeth Dordevic, Aurélie Guermontrez

Merci à Pierre Andrac, Fabienne Aulagnier, Emmanuelle Cance, Valérie Cassotti, Rozenn Collet, Jean-Marc Diébold, Catherine Guillaud, Anne Monier, Gildas Percevault…

 

Je ris

Je ris

Nous rions

Plus rien ne compte

Sauf ce rire que nous aimons

Il faut savoir être bête et content

Blaise Cendrars

Quelques photos

 

Au début, selon Jean Cocteau, Parade se déroule autour d'un théâtre forain où des bonimenteurs essaient d'attirer le public. Très vite, le scénario va être bousculé par la présence des prestigieux Picasso, Massine, Satie, et Diaghilev. Parade devient sur scène un invraisemblable charivari découpé dans tous les sens par ses propres auteurs. Bien sûr, la première est un scandale; les rares autres représentations à peine plus sages... De Parade, J'ai voulu garder cet aspect loufoque, l'univers ludique et poétique.

L'adaptation au monde de Joséphine Baker me permet de transposer le ballet de la scène à la rue.

Le spectacle se transforme du dedans au dehors avec les éléments de fête et de foire, d'artifices et d'accessoires.

Pour cela, j'ai fait appel à l'ingéniosité de Christian Burle pour créer des costumes impressionnants, mettant en valeur le mouvement, permettant une danse dynamique tout en restant extrêmement spectaculaire. Ces costumes intègrent le son. Les danseurs deviennent corps-sonores. Bardés d'une dizaine d'enceintes et d'une liaison HF très légère, ils sont totalement autonomes et synchronisés entre eux. Ils peuvent donc circuler librement et créer des jeux chorégraphiques selon l'espace occupé.

Avec Pierre Sauvageot, je me suis amusée à réveiller la musique de Satie pour qu'elle sonne dans les corps-sonores et dans la rue.

Avec les danseurs, nous allons ajouter le grand rire de Joséphine Baker, son jeu provocateur pour le plaisir de l'émotion, la magique émotion.

Jany Jérémie, chorégraphe

Nous ne voulons pas être tristes

C'est trop facile

C'est trop bête

C'est trop commode

On en a trop souvent l'occasion

C'est pas malin

Tout le monde est triste

Nous ne voulons plus être tristes.

Blaise Cendrars

"ne pas oublier que la parade se donne dans la rue", avait recommandé Jean Cocteau qui pensait que son histoire serait plus convaincante si elle se passait dans un paysage urbain, semblable à celui que les spectateurs auraient retrouvé en sortant du théâtre.

Durée : 40 minutes, peut être joué deux fois. Déambulation entièrement autonome techniquement. Version nocturne disponible avec costumes réflechissants, phosphorescents et fluorescents.

Coproduction : Migrateurs-Transatlantique, Lieux Publics, Centre National de Création des Arts de la Rue, Marseille,
Le Théâtre du Merlan, Scène nationale de Marseille, CREAC/ARCHAOS, Marseille, Les Tombées de la Nuit-Rennes,
avec le soutien du Fourneau de Brest et du Moulin Fondu, OPOSITO, Noisy-Le-Sec.
Aide à la création du Ministère de la Culture (DMDTS, soutien aux résidences de création pour les Arts de la Rue)